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samedi 30 septembre 2017

Paillage hivernal pour préparer le futur potager

En automne, il est déjà temps de préparer la saison prochaine au potager.
Comme nous partons d'un terrain complètement vierge, nous devons dès à présent anticiper les prochaines zones de plantations.
Totalement néophytes dans le domaine, durant ces deux dernières années, nous avons pu commencer à nous familiariser avec quelques cultures et surtout découvrir les méthodes de semis. 
Le tout sur la mini terrasse de notre appart' en location, situé en pleine ville...
L'occasion de quelques belles réussites, pas mal de ratés aussi, mais surtout, pleins pleins de découvertes !
Tomates 2017
Un peu de tout sur la terrasse, courgettes, tomates, haricots grimpants, fraisiers, capucine, nigelle, concombre...
A présent, nous passons à l'étape supérieure. Notre périmètre de possibles expériences potagères passe d'à peine 20m2 à plusieurs centaines de mètres carrés potentiellement cultivables !
Oulà, par où qu'on commence ? 

Peut-être déjà en définissant nos attentes et les moyens que nous comptons mettre en œuvre pour y parvenir.
Il y a deux ans, j'aurais certainement parlé buttes de cultures.
La permaculture et ses principes : c'est beau, c'est bio mais c'est surtout un truc devenu très à la mode, de bobo perchés en mode écolo. (Ouah les rimes)
Ça fait maintenant vendre un max' : des bouquins, des design, des formations, ou encore des stages carrément hors de prix ! J'avoue, le partage payant de ce types de connaissances, ça me gave un peu.
Quant à la culture sur buttes qui semble être devenue l'emblème des pratiques permacoles actuelles, j'ai un peu mal à la tête quand je vois la méthode appliquée. Trop de boulot, trop de modifications du sol initial, trop d'intrants... En fait, je ne vois pas où est le naturel et le respect de la terre quand il faudrait creuser (ou pas) le sol, et y empiler tout un tas de trucs en sandwich, des troncs d'arbres, une couche verte, une couche de carbone, et pleins d'autres matières organiques... 
Le tout pour reproduire ce qui se passe dans les forêts ?
Mouai. Bon ok pour surélever les plantations dans un terrain marécageux ou pour créer un nouvel écosystème dans les zones désertiques mais j'ose croire, et peut-être à tord, que la terre de notre actuelle prairie naturelle est encore fertile et n'a pas besoin de ce système de culture presque hors sol pour faire pousser trois tomates. 
Quant aux spirales aromatiques, je trouve ça trop moche :)
Pour ce qui est du jardinage avec la lune, là aussi mon avis est plutôt mitigé. Je pense que c'est surtout hyper contraignant que de devoir planter à cette date et pas à celle-ci. 
Et puis une plante, n'est-elle pas plus qu'une racine, qu'une feuille ou qu'un fruit ?

Un jardin oui, mais donc lequel ?
Bio, la question ne pose même pas. 
Sans traitements homologués en agriculture bio non plus, sans bouillie bordelaise au cuivre et autres... Les purins et autres décoctions, pour le moment, ne m'intéressent pas trop.
Un potager qui sera évolutif au gré de nos réussites ou échecs, changements d'emplacement fort probables les premières années....
Sans enfouissement des matières organiques qui ont besoin d'oxygène pour se décomposer.
Sans trop de travail, sans labour évidemment... mais avec une couverture du sol.

Bref, en conclusion : un jardin potager sans nom, permacole ou pas, de feignant (à notre image), naturel, issu du bon sens, composé avec les ressources présentes sur place (paillage, bois, brf...), nourricier, durable avec récupération des semences, adapté aux conditions environnementales qui lui sont propres et pleins de futures expériences !
Oui oui rien que ça. Mais on a tout le temps qu'on veut, no stress :)

Les inspirations du moment :
- Les jardins des Fraternités Ouvrières de Mouscron ♡♡
- Damien et ses vidéos permaculture, agroécologie, etc
- Composter, c'est pollué de Konrad Schreiber et ses autres vidéos, approche étonnante et intéressante 
- Le potager du paresseux et ses centaines de pages à lire !
Après le nettoyage du terrain, nous avons laissé sécher l'herbe sur place afin d'éviter la chauffe et la fermentation. Nous avons ensuite ramassé celle-ci et commencé par couvrir trois futures zones de culture, choisies un peu au pifomètre...
Deux en utilisant du carton brun + herbe, la dernière à l'aide de tôles juste le temps de récupérer le brf issu des branchages du jardin. Le but étant d'occulter les herbes en dessous.
A voir ce que cela donnera au printemps prochain...
Suite à la récupération des stolons de cet été, première plantation de fraisiers et paillage avec sciure de bois (souvenirs de rabotage...)
Entre les fraisiers viendront s'intercaler des poireaux perpétuels...
Test repiquage de deux petits plans de fève et quatre salades directement dans le sol sans aucune préparation. Couverture du sol par les chutes de feuilles du châtaignier situé à proximité. 
Je n'ai pas de photo de la plantation, mais ça pousse... Tout doux pour les salades, assez vite pour les fèves.
Reste la vieille serre pas encore nettoyée. Nous ne savons pas encore si nous allons la conserver. 
Probablement, mais à voir... 
Dans le bidon : un nid de guêpe !

dimanche 3 septembre 2017

Débroussaillage et nettoyage de la friche

Contact pris avec le terrassier, les travaux devraient commencer 3ème semaine de septembre.
Avant cela, il nous faut nettoyer le terrain, c'est-à-dire le rendre accessible et praticable.

Bah oui, c'est un fait : notre terrain est en friche. L'herbe est plus que haute et d'énormes ronciers sont réellement en train d'envahir tout le verger, tant et si bien que certains fruitiers n'ont plus que la cime qui dépasse... 
Ces ronciers ont facilement triplés de volume durant l'été, donc malgré leurs multiples bienfaits ; il va falloir s'en occuper.

Les ronces sont en effet des plantes pionnières, c'est-à-dire qu'elles sont les premières à pousser sur des terrains dégradés ou dans les zones oubliées. Elles permettent la transition entre la plaine et la forêt en évitant l'érosion du sol, en créant un ombrage favorable et en protégeant les tous jeunes arbres avec leurs rameaux épineux.
Elles sont super douées. Un même pied de ronce peut à la fois être rampant, buissonnant et grimpant ! Elles marcottent facilement et permettent ainsi de s'étendre rapidement...
Plus on agresse une ronce, plus elle deviendra redoutable en se multipliant, en se renforçant, et en devenant épineuse !
Mellifères, elles servent aussi de repas pour diverses animaux et oiseaux.

Notre but n'est donc pas de les éradiquer complètement, mais de tenter de les contenir un tant soit peu à des endroits stratégiques. Et surtout de les déloger de la partie centrale du terrain car nous ne pouvons y accéder actuellement, et nous comptons y replanter d'autres arbres.

Nous avions commencé à la débroussailleuse, puis un voisin est finalement venu faucher le champ...
Avant débroussaillage du terrain
Après débroussaillage des ronces !
Du fait qu'on voit maintenant les limites du terrain il nous apparait à présent beaucoup plus petit... 
 
Souvenir de l'accès au terrain avant la fauche, et également d'une dizaine de piqures de tiques cet été !

Carrément impossible d'accéder aux arbres
La partir verger concentre la majorité des ronciers.
Ceux-ci sont repoussés au nord du terrain et constituent ainsi une haie défensive et brise-vue. 

Voilà maintenant à quoi ressemble le sol dessous. Comme une triste impression de chaos et de dévastation !
Sol une fois les ronciers coupés...